
Kinshasa, 10 mars 2025 La convocation d’une session extraordinaire pour la validation certains rapports notamment d’activités de la Commission nationale des droits de l’homme de la République Démocratique du Congo (CNDH-RDC) a été envisagée lors de la clôture, lundi, de la session ordinaire de janvier, au siège de cette institution d’appui à la démocratie à Kinshasa.
« Il sera impérieux et ce, conformément à l’article 32 du règlement intérieur en vigueur de pouvoir convoquer une session extraordinaire pour ainsi procéder à la validation en plénière de différents rapports qui ont fait l’objet des travaux lors de la session qui se clôture », a relevé Paul Nsapu, président de la CNDH-RDC.
Il a surtout souligné que la session de janvier s’est déroulée dans un contexte d’aggravation de la guerre d’agression de la RDC par le Rwanda et ses supplétifs du mouvement terroriste du 23 mars et de l’Alliance fleuve Congo (M23-AFC), lors de la prise des villes de Goma et de Bukavu dans l’Est du pays.
« Cette situation nous a imposé un rythme de travail pour que la CNDH soit présente sur le terrain afin d’apporter sa pierre de contribution au processus du retour de la paix effective en RDC », a-t-il dit.
Par ailleurs, il a rappelé la participation de la CNDH-RDC à l’ouverture du procès de la RDC contre le Rwanda à la Cour africaine des droits de l’homme et des peuples à Arusha, en Tanzanie du 25 au 26 février 2025.
Le président de la CNDH-RDC a aussi rappelé l’atelier stratégique régional des représentants des institutions nationales des droits de l’homme de la Communauté pour le développement de l’Afrique australe (SADC) et de la Communauté de l’Afrique de l’Est (EAC) ainsi que les organisations de la société civile locale tenu, à Kinshasa, dans le but de contribuer au retour de la paix toujours la partie Est de la RDC.
Paul Nsapu a également fait le rapport sur sa récente mission effectuée, du 04 au 09 mars 2025, au Burundi pour évaluer le respect des droits fondamentaux des réfugiés congolais dans ce pays voisin, après les prises de Goma et de Bukavu.
Il a rapporté le calvaire des réfugiés congolais installés dans des camps de fortune dans certains coins du Burundi, frontières avec la RDC et même le Rwanda.
Il a, en conséquence, lancé un appel aux autorités congolaises et organisations humanitaires d’apporter une assistance urgente.
Concernant la session de janvier, le président Paul Nsapu a reconnu le travail réalisé par les commissions ad hoc, fournissant une base qui doit être renforcée. C’est dans le cadre qu’il a également reconnu abattu, au cours de la même session, par le rapporteur de cette institution, Me Kimbumbu Dido, dans la compilation des rapports de ces différentes commissions ad hoc.
Pour sa part, Mme Paulette Lokonya, rapporteure adjointe de la CNDH-RDC, a relevé que la session de janvier, ouverte le 10 janvier dernier, a été consacrée essentiellement sur les travaux des commissions et a travaillé sur l’élaboration du rapport sur la situation des droits de l’homme en RDC (exercice 2033).
Elle a travaillé également sur l’élaboration du rapport annuel d’activités de la CNDH-RDC, exercice 2023 et premier semestre de 2024, ainsi que sur les recommandations du sous-comité d’accréditation (SCA) adressées à la CNDH-RDC.
Presse/ CNDH-RDC