
Kinshasa, 03 octobre 2026
La Commission nationale des droits de l’homme (CNDH), par le biais de son président, a présenté, vendredi, la situation sécuritaire comme le principal facteur de vulnérabilité des droits humains en République démocratique du Congo (RDC), lors de la 63ème session du Conseil des droits humains des Nations Unies. C’est dans le cadre du dialogue interactif renforcé sur la situation des droits humains en RDC.
” M. le vice-président, premièrement, la situation sécuritaire demeure le principal facteur de vulnérabilité des droits humains en RDC”, a déclaré Paul Nsapu, président de la CNDH-RDC, cité dans cette note de la cellule de communication de cette institution congolaise d’appui à la démocratie.
Ainsi, le président de la CNDH-RDC a martelé pour relever que dans l’est du pays, les populations continuent à payer un lourd tribut aux conflits armés. Il a aussi indiqué que les atteintes aux droits à la vie, à l’intégralité physique, aux déplacements forcés ainsi qu’aux violences sexuelles et les violations des droits des femmes et des enfants demeurent préoccupantes.



” Les procédures spéciales des Nations Unies ont encore documenté en 2026 les allégations d’exécution, de torture, des détentions arbitraires, violences à l’égard des défenseurs des droits humains (DDH) et brimades, lors des manifestations publiques, surtout dans les zones affectées par les conflits”, a-t-il également relevé.
En ce qui concerne la lutte contre l’impunité, qui constitue une priorité, pour M. Nsapu, son institution encourage le renforcement des enquêtes indépendantes, des poursuites contre les auteurs présumés de ces violations graves ainsi que la protection des victimes, des témoins et des DDH.
Pour le président de la CNDH-RDC, l’espace civique et les libertés fondamentales doivent être constamment préservés. C’est pourquoi, il a demandé que la RDC ne soit regardée uniquement à travers le prisme des crises securitaires, qu’elle soit accompagnée dans ses efforts pour construire un État de droit et consolider la paix.
Pour conclure, le président Paul Nsapu a réaffirmé la disponibilité de la CNDH-RDC à travailler avec les institutions du pays, la société civile, les mécanismes des Nations Unies, les partenaires régionaux et internationaux.
Presse/ CNDH-RDC






