
Kinshasa, 10 mai 2026 (ACP).- La Commission nationale des droits de l’homme (CNDH) a procédé, vendredi, au dépôt du rapport sur la situation des droits humains et celui de des activités de pour l’année 2025 à l’Assemblée nationale, à son siège à Kinshasa, capitale de la République démocratique du Congo (RDC).
” C’est un exercice annuel, qu’on puisse remettre à notre autorité, c’est l’Assemblée nationale, le rapport sur une photographique de la situation des droits de l’homme dans le pays en 2025, et aussi notre rapport d’activités. Nous avons échangé avec lui sur toutes ces situations marquantes en matière de promotion et de protection des droits de l’homme “, a déclaré M. Paul Nsapu, président de la CNDH-RDC.
C’est M. Aimé Boji, président de l’Assemblée nationale, qui avait à ses côtés notamment, le professeur Jacques Ndjoli, rapporteur de cette Chambre basse, qui avait reçu de ses mains ces rapports.
Le président Paul Nsapu avait à ses côtés Me Joëlle Mbamba Kona, vice-présidente ainsi que Me Gisèle Kapinga, commissaire nationale chargée des droits de la femme et de l’enfant de la CNDH.
” Nous avons également les problématiques qui touchent aux difficultés que nous rencontrons dans l’exercice de notre mandat sur l’ensemble du territoire national. Nous avons trouvé une oreille attentive”, a poursuivi le président Nsapu.


Il a indiqué, à cette occasion, que la RDC fait face à des difficultés, c’est ainsi le monde entier a son regard tourné sur le travail que fait la CNDH, l’une des trois institutions d’appui à la démocratie dans le pays.
Il a profité aussi pour relever la préséance de la CNDH sur les autres institutions d’appui à la démocratie, par rapport à son rôle de monitorer, de regarder les autres institutions classiques ou exceptionnelles, comme celles de l’appui à la démocratie; comment les normes et les règles des droits humains sont appliquées au niveau de toutes ces institutions.
” Nous monitorons aussi le gouvernement, en même temps, nous lui offrons des possibilités d’améliorer pour la promotion et la protection des droits de l’homme “, a-t-il soutenu.
Paul Nsapu est allé plus loin pour indiquer que la CNDH est une institution qui a un pied au niveau national et un autre pied au niveau international.
Surtout que pour lui, chaque Etat-membre a l’obligation d’avoir dans son pays soit l’ombudsman, soit la commission nationale ou commission pays de promotion et de protection des droits de l’homme.
Et d’expliquer: ” Cela veut quoi, à l’extérieur, on nous suit, et nos rapports permettent d’éclairer la compréhension de la communauté internationale en ce qui concerne les questions des droits humains “,
C’est pour cette raison, pour le président Nsapu, les commissions nationales ou commissions pays des droits humains sont régis, à travers le monde entier, par ce qu’il appelle les Principes de Paris; qui consacrent l’indépendance ou l’autonomie de ces institutions, qui sont également consultatives au niveau des Nations Unies et doivent accompagner les efforts des gouvernements dans la promotion et protection des droits de l’homme.
La RDC est en avance en termes de lois sur les droits humains
Le président de la CNDH a reconnu, par ailleurs, que la RDC est en avance en termes de lois régissant les droits humains dans le pays. C’est pourquoi, il a prôné pour l’application de toutes ces lois
” Nous avons eu une quantité significative de lois et de mécanismes qui protègent les droits humains. Il est maintenant question qu’on fasse appliquer vraiment tous ces principes contenus dans ces lois qui protègent l’homme en général, et Congolais en particulier “, a-t-il soutenu.
Et de marteler: ” Du côté production législative, c’est ok, du côté application, nous avons compris qu’avec les conflits, avec la situation qui prévaut dans l’Est du pays; au Nord-Kivu et au Sud-Kivu, il faut absolument dénoncer, attaquer pour que ça prenne fin “.
C’est ainsi qu’il a également relevé que du côté des provinces gérées par Kinshasa, il y a un autre type de travail qu’il faut faire en ce qui concerne les violations des droits humains.
Pour lui, ce travail concerne les catégories tels que les droits civils et politiques, les droits de la femme et de l’enfant, et ceux des personnes vivant avec handicap.
Pour lui, il y a des attendues du côté de ces droits de l’homme. Il a soutenu que la CNDH ne cesse de monitorer à ce niveau.
Il a profité de l’occasion pour faire savoir qu’en ce qui concerne les problèmes liés aux conflits de travail et autres, une fois la CNDH est saisie, elle déploie ses activités pour interpeller, dans le cadre de la diplomatie des droits de l’homme, les acteurs censés trouver la solution ou améliorer la situation.
” Dans l’Est, avec tout ce que nous connaissons, quand la vie est attentée, on ne peut pas se taire”, a-t-il conclu.
Presse/ CNDH-RDC



