
Kinshasa, 12 août 2026
Une délégation interinstitutionnelle, constituée du gouvernement et de la Commission nationale des droits de l’homme (CNDH), a fait une descente, mercredi 12 août dernier, dans le village de Diaki, territoire de Kasangulu, province du Kongo-Central, dans le sud-ouest de la République démocratique du Congo (RDC), pour s’ enquérir d’un conflit foncier prêt à exploser entre le propriétaire du cimétière Kimberly et des particuliers notamment la famille Nzenza.
Cette descente sur terrain a été à la suite de la mission effectuée, quelques jours avant, par la CNDH, qui en sa qualité d’institution de promotion et de protection des droits de l’homme, avait été saisie par des particuliers se présentant comme des victimes de spoliation de leurs terrains au niveau de ce village Diaki par le propriétaire du cimetière Kimberly.
Les enquêteurs de la CNDH s’étaient imprégnés de la situation et avaient établi un rapport appellant à une solution urgente afin d’éviter que cette situation ne dégénère.
Ce qui a justifié la descente sur terrain de la délégation constituée du président de la CNDH et de la vice-ministre de l’Intérieur, Sécurité, Décentralisation et des Affaires coutumières.
« Nous avons enquêté sur une situation explosive d’un conflit parcellaire entre un propriétaire d’une concession et celui du cimétière de Kimberly, ici à Kasangulu. Le propriétaire de cette concession M. Nzenza Masamba a saisi bon nombre d’ autorités et responsables administratifs sans qu’aucune solution ne soit trouvée », a déclaré Paul Nsapu, président de la CNDH, à l’issue de cette descente.
Et de préciser: « pour le propriétaire de cette concession ainsi que les autres propriétaires des parcelles dans ce site déjà loti, le propriétaire du cimétière Kimberly a spolié leurs propriétés acquises légalement. C’est dans ce cadre que la CNDH s’est saisie du dossier et a alerté les autorités du gouvernement ».
Le président Paul Nsapu a relevé qu’ avec le rapport et l’ avis consultatif de son institution, le Gouvernement va pouvoir départager les parties au regard de la loi.
Pour sa part, la vice-ministre Eugénie Tshiela a promis de travailler ensembles avec ses collègues des autres ministères pour remettre chacun dans ses droits.




« Nous sommes venus pour voir, je suis heureuse que le Cadastre foncier soit représenté, nous avons pris tous les éléments nécessaires, nous allons nous mettre au travail, ensemble avec les collègues d’autres ministères, pour pouvoir remettre chacun dans ses droits », a déclaré Eugénie Tshiela Kamba, vice-ministre de l’Intérieur.
Elle a joint sa voix à celle du président de la CNDH, pour inviter les parties au calme et à ne pas céder aux provocations. Les deux personnalités ont martelé sur la paix, en attendant qu’ une solution soit trouvée.
Mais avant, elles ont suivi avec attention les explications du chef du secteur de Diaki, ce village du territoire de Kasangulu, qui est au niveau de la frontière avec la ville province de Kinshasa, ainsi que du représentant du cadastre foncier.
Ce dernier a expliqué, avec une carte géographique du village Diaki en mains, comment le cimetière Kimberly a débordé pour enterrer les corps sur la concession de la famille Nzenza, qui dispose de tous les dossiers possibles de son terrain acquis depuis l’époque coloniale par son défunt père.
Lors de la descente sur terrain, la vice-ministre de l’Intérieur a constaté un forfait, qu’il y a des éléments de la police, venus de Kinshasa, ont été commis à la garde du cimetière situant dans la province du Kongo Central. Ces éléments de la police détenaient des « documents qui ne sont fameux, selon les déclarations de la vice-ministre Tshiela.
Presse/ CNDH-RDC






