L’hémicycle de l’Assemblée nationale de la République Démocratique du Congo a servi de cadre à un grand exercice de redevabilité démocratique. Le président de la Commission Nationale des Droits de l’Homme (CNDH-RDC), Paul Nsapu Mukulu, accompagné des commissaires nationaux ainsi ques des experts, s’est présenté devant les élus du peuple pour répondre à la question orale avec débat initiée par l’honorable Boris Mbuku Laka, président de la commission permanente des droits de l’homme de la Chambre basse.

Au cœur de cette interpellation : le maintien et les défis liés au « Statut A » de la CNDH, la plus haute distinction internationale pour une institution nationale des droits de l’homme (INDH).
Les enjeux du Statut A au centre des débats
Le « Statut A », accordé en conformité avec les Principes de Paris, atteste de la totale indépendance, du pluralisme et de l’efficacité d’une institution de défense des droits humains. Interpellant le bureau de la CNDH, l’honorable Boris Mbuku a souhaité faire la lumière sur l’état actuel de l’institution, soulevant des préoccupations légitimes quant aux contraintes logistiques, financières et opérationnelles qui pourraient menacer ce précieux statut international.

Face aux députés nationaux, Paul Nsapu a présenté un état des lieux sans complaisance, mais résolument axé sur les perspectives d’avenir. Il a rappelé les efforts constants fournis par son équipe pour veiller au respect des libertés fondamentales à travers le territoire national, malgré un environnement budgétaire souvent complexe.
Plaidoyer pour l’autonomie financière et structurelle
L’équipe dirigeante de la CNDH a profité de cette tribune pour mener un plaidoyer vigoureux en faveur du renforcement des capacités de l’institution. Bien que la loi organique confère à la CNDH une autonomie administrative et financière, le président Paul Nsapu a mis en exergue le besoin crucial d’un alignement budgétaire effectif et régulier pour couvrir l’ensemble des provinces de la RDC, particulièrement les zones en proie aux conflits armés à l’Est du pays.
« Le maintien du Statut A est une fierté pour la République, mais il exige des moyens proportionnels aux ambitions de notre démocratie », a fait savoir le leadership de la CNDH.

Une collaboration renforcée avec l’Assemblée nationale
À l’issue des échanges et des interventions des députés, un consensus s’est dégagé sur la nécessité d’une synergie accrue entre la CNDH-RDC et la commission permanente des droits de l’homme de la Chambre basse.

L’Assemblée nationale s’est engagée à accompagner l’institution d’appui à la démocratie dans ses démarches budgétaires et législatives afin de consolider sa crédibilité sur la scène internationale.
Ce grand oral démontre l’importance capitale du contrôle parlementaire et confirme la volonté mutuelle des institutions congolaises de sanctuariser la promotion et la protection des droits de l’homme en RDC.
CELLCOM CNDH-RDC







