Kinshasa, 11 sept. 2026
Les structures de l’Etat et les institutions œuvrant pour la protection des droits humains en République démocratique du Congo (RDC) ont été invitées, vendredi, à la complémentarité par le président de la Commission nationale des droits de l’homme (CNDH), lors de l’ouverture à Kinshasa de l’atelier de la redynamisation des Divisions provinciales des droits humains.
« Je voudrais donc lancer, à partir de cette rencontre, un appel solennel à tous les responsables provinciaux. Il ne doit pas y avoir de compétition entre les structures de l’Etat et les institutions qui œuvrent à la protection des droits humains. Il doit y avoir complémentarité, coordination, respect mutuel et collaboration », a déclaré M. Paul Nsapu, président de la (CNDH-RDC), dans son mot de circonstance.

C’est le ministre des Droits humains, Samuel Mbemba, qui a ouvert ces travaux d’imprégnation des chefs des Divisions provinciales de son secteur.
C’est dans ce cadre que le président Nsapu a salué, avant tout, cette initiative qu’il a qualifiée d’importante, réunissant les responsables des services déconcentrés du ministère des Droits humains venus des vingt-six provinces du pays.
Il a cependant insisté sur la qualité des relations entre les Divisions provinciales des Droits humains et les représentations provinciales de la CNDH.
Paul Nsapu a reconnu que dans plusieurs provinces, il existe ces deux types de structures appelés à intervenir, chacune dans le cadre de son mandat, sur des questions qui touchent aux droits humains.
Et de marteler: « Cette proximité est une richesse. Elle ne doit pas devenir une source de confusion. Elle ne doit surtout pas être à l’origine de chevauchements de compétences, de rivalités institutionnelles ou de conflits de positionnement. Nous devons faire de cette proximité une force ».
Le président Paul Nsapu a expliqué que la CNDH est une institution indépendante d’appui à la démocratie, alors que loes Divisions provinciales des Droits humains sont les services déconcentrés du ministère des Droits humains. Il a souligné, à cet effet, que ces deux structures ont des mandats différents, des responsabilités différentes et des positionnements institutionnels différents.
« Je voudrais donc encourager chacun à bien connaître son propre mandat, mais également à connaître et respecter le mandat de l’autre. Connaître son rôle. Connaître ses compétences. Connaître ses limites et respecter celles de l’autre », a-t-il insisté.
M. Nsapu a également insisté pour dire que seule dans cette condition ces structures pourrons construire une véritable coopération institutionnelle.
Et de soutenir: « La CNDH ne doit pas se substituer au ministère des Droits humains. De la même manière, les services du ministère ne doivent pas se substituer à la CNDH dans l’exercice de son mandat indépendant. Chacun doit jouer pleinement son rôle. Et chacun doit reconnaître la valeur ajoutée de l’autre ».
Comme pour la CNDH, i a aussi reconnu que les Divisions provinciales des Droits humains occupent une position stratégique, surtout qu’elles sont sur le terrain, au contact direct des réalités vécues par les Congolais. Il a rappelé que ces divisions sont appelées à promouvoir la culture des droits humains, à contribuer au monitoring des violations, à sensibiliser les populations, à accompagner les autorités publiques, à traiter les plaintes, à contribuer à la prévention s conflits, au plaidoyer et au rapportage sur la situation des droits humains.
Le président de la CNDH-RDC a soutenu, en outre, que la crédibilité de la politique nationale des droits humains se mesure aussi à ce qui se passe dans les provinces. C’est pourquoi, pour lui, le renforcement des Divisions provinciales de ce secteur ne constitue pas une question administrative secondaire. Il a dit enfin qu’il s’agit d’une nécessité institutionnelle.
CELLCOM CNDH-RDC







